Un plat signé par le peintre Georges Renaud s’est récemment envolé à plus de 7 000 euros lors d’une vente aux enchères à Paris. Oubliez les cases toutes faites : la valeur des faïences Henriot Quimper se dérobe aux classifications faciles. Tout dépend de l’époque, du décor, de la personnalité de l’artiste. Hors des sentiers battus du marché de l’art, certains plats produits en série ou datant du début du XXe siècle s’arrachent aujourd’hui à prix d’or.Les erreurs d’attribution ne sont pas rares entre particuliers, faussant parfois l’évaluation et privant les vendeurs d’un bénéfice mérité. Les collectionneurs avertis, eux, guettent sans relâche les opportunités sur les sites spécialisés à la recherche des modèles qui attisent toutes les envies.
Ce qui explique la rareté et la cote des faïences Henriot Quimper
Impossible d’ignorer la faïence Henriot Quimper. Mélange subtil de tradition populaire et d’innovation artistique, ce savoir-faire s’ancre au cœur du quartier de Locmaria à Quimper. La manufacture perpétue des gestes venus du fond des âges, mais l’audace de ses peintres a permis à chaque époque de poser sa marque. À travers chaque assiette, chaque plat, c’est un morceau de Bretagne qui s’expose : décors champêtres, compositions stylisées ou couleurs éclatantes donnent à ces faïences leur caractère unique.
Pour expliquer ce qui fait qu’une pièce surclasse toutes les autres, plusieurs critères sont passés au crible. Provenance précise, authenticité de la signature, qualité du décor : tout compte pour les amateurs. Les véritables productions de la manufacture d’origine restent particulièrement prisées. Mais au-delà du tampon, c’est aussi la touche du peintre, la finesse du pinceau et l’équilibre des teintes qui forment la clé.
Pour y voir clair, il existe quelques repères toujours déterminants :
- Époque : les modèles datant d’avant 1920, et en particulier ceux du xixe et du début xxe siècle, suscitent généralement l’intérêt grandissant des connaisseurs.
- État : une faïence Quimper en parfait état, sans accident ni réparation visible, garde toutes ses chances sur le marché.
- Décor et signature : un motif original, une composition d’artiste ou une signature identifiable seront toujours très recherchés.
Traversant les décennies, la manufacture Henriot a préservé son style inimitable. Que ce soit une coupe Art déco ou une simple assiette rustique, chaque objet incarne à la fois la tradition d’une région et une véritable exigence de réalisation.
Comment identifier et estimer les pièces parmi les plus convoitées
Artistes, signatures et périodes : les points de repère
Premier réflexe : inspecter la signature. Les assiettes estampillées Henriot Quimper et façonnées au début du xxe siècle captent l’attention. Les œuvres associées à des noms comme Mathurin Méheut ou René-Yves Creston voient leur cote grimper, portées par une nouvelle génération de passionnés qui s’intéresse de près à ces grands noms de la tradition bretonne. Analyser le dessin, le coup de pinceau précis et la patine naturelle aide à séparer les pièces d’atelier des créations standardisées.
L’indispensable recours à l’expertise
Pour éviter les doutes ou une estimation hasardeuse, consulter un expert reconnu s’impose. Le regard d’un spécialiste formé, familier des subtiles variations d’émail et de l’authenticité des patines, permet de faire la différence entre une œuvre signée et une production banalisée. Certains professionnels proposent même des estimations lors d’événements spécifiques, ou partagent leur expertise au sein de réseaux de collectionneurs passionnés.
Pour mener à bien une évaluation, vérifiez systématiquement les éléments suivants :
- La richesse du décor : scène inspirée de la Bretagne, composition Art déco, ou création reconnue, chaque détail a son poids.
- L’état général : éclats, restaurations, défauts ou traces d’usure doivent être considérés lors de l’appréciation.
- Outils pour l’estimation faïence Quimper : consulter les archives de vente, des catalogues spécialisés ou les références de musée permet d’affiner son jugement.
Les collections ne cessent de valoriser les lots anciens, services complets ou œuvres signées. Rien n’est jamais figé : la demande évolue, la rareté et l’état jouent leur rôle, et une expertise professionnelle s’impose souvent pour trancher. Ce qui fait la magie de chaque faïence Henriot Quimper ? Un fragment d’histoire, la main d’un artiste, et ce supplément d’âme qui donne envie d’aller toujours plus loin dans la quête.


